La partition composée par Golijov pour le dernier film de Francis Ford Coppola mêle, de manière subtile et appropriée, les interventions de trois maîtres des musiques improvisées et les harmonies post-romantiques de l'Orchestre métropolitain de Bucarest. Kayhan Khalor fait sonner son kamantché lors des phases dramatiques du film alors que Kalman Balogh (cymbalum) et Michael Ward-Bergeman (accordéon) jouent pour des séquences plus sereines. Sur un canon des musiques occidentales, la ballade, le jeu de Kaylan Khalor est confondant de souplesse ("Love lost: Veronica").Le timbre du kamantché est parfois traité par des filtres qui élargissent encore son registre. Osvaldo Golijov poursuit ainsi son travail d'exploration des musiques traditionnelles et populaires.